Partager l'article ! Un oasis au milieu du pèlerinage.: Le chemin.. De montagnes en villages, de la plage à la vil ...
Le chemin..
De montagnes en villages, de la plage à la ville, de banlieues en bordures de mer, le chemin traverse tout le pays sans discrimination, sans détour (ou presque). Que ce soit sur des sentiers rocailleux ou sur les routes asphaltées, les paysages changent constamment au plus grand plaisir de nos yeux. Ce qu'on peut dire du "Camino del Norte", c'est qu'il n'y a pas de quoi s'ennuyer.
26 sept: de Santoña à Güemes, 20 km
J'ai fait la route de Santoña à Güemes très agréablement.
C'était une journée adorable avec un ciel légèrement couvert. Pas trop chaud, pas trop froid. Pas humide ni venteux. Le chemin traversait la campagne, contournait légèrement les
villages. J'étais enfin seule. C'était une journée de paix et de réflexion. J'étais aux anges!
Je suis arrivée un peu fatiguée à Güemes. Les 4 derniers kilomètres ont été un peu long. J'avais hâte d'arriver, surtout que l'auberge m'avait été chaudement recommandée par plusieurs pèlerins. Je m'attendais à un accueil exceptionnel. Je n'ai pas été déçue.
Güemes: Un oasis ...
À peine arrivée, on m'invite à me débarrasser de mon sac à dos et de mes bottes avant toute chose. On me laisse décanter un peu avant l'inscription. On m'accueille comme on accueille un travailleur fatigué après une longue journée de travail. On me sert de l'eau de source (délicieuse) et des fruits frais et on me laisse placoter avec les autres pèlerins. Les sujets de conversation ne sont pas difficiles à trouver, nous sommes tous ébahis par un accueil si chaleureux.
L'auberge de Güemes est la propriété du Père Ernesto, prêtre et ancien pèlerin lui-même. Il a transformé le domaine famillial en havre pour pèlerins.
Non seulement l'accueil est chaleureux, mais les lieux sont d'une propreté exemplaire, les 45 lits disponibles sont répartis dans des petites chambres joliement meublées. En soirée, nous sommes tous conviés à une réunion avec le Père Ernesto où il nous donne des renseignements importants sur le chemin. Ensuite, et c'est ça la surprise, nous mangeons tous ensemble (un repas délectable) autour d'une grande table où le vin coule à flot.
Enfin, les pèlerins se retrouvent et se rencontrent tous ensemble autour d'une même table. Voici toute la différence qui fait que Güemes est un endroit si spécial. On y apprend la fraternité.
On peut toujours apprendre à se connaître dans un dortoir bondé ou dans une douche publique, mais qu'est-ce qu'on trouve de bon à dire quand on est si fatigué de sa journée, qu'on est confronté à des douches sales et qu'on est concentré sur ses ampoules sur les pieds?
Merci Père Ernesto pour cet oasis de chaleur et de fraternité, pour cette générosité et ce don de soi où on peut goûter l'amour dans le repas cuisiné par les bénévoles.
Si jamais vous faîtes le chemin du Nord, n'oubliez pas de passer par Güemes, vous y serez bien reçu.
27 sept: de Güemes à Santander, 15 km
Jolie petite route que je fais en compagnie des différents
groupes que j'ai rencontré la veille. Le Père Ernesto nous a tous conseillé de suivre la côte plutôt que de suivre le chemin original. Alors, c'est ce que nous faisons tous, avec vue
sur la mer. Je finis par laisser passer tout le monde, histoire de me retrouver un peu avec moi-même. Je médite un peu en regardant le paysage (mer et falaises, un peu plus loin la
plage, encore plus loin, la ville: Santander). Je grignote mon repas de fruits secs, amandes au miel et autres noix et je reprends ma route.
Sur la plage, j'attache mes bottes à mon sac à dos et fais des "turn-up" dans mes pantalons. Je dois traverser presqu'un kilomètre de plage, alors autant profiter du sable et de l'eau salée. Je recroise un premier groupe d'amis qui profitent de la plage. Ils m'invitent à se joindre à eux. Petite pause bien méritée. On est tous ravis de la température (parfaite pour la baignade), de la plage et de seulement 15km à faire. Puis, je quitte le groupe et continue mon chemin.
Un peu plus loin, je rencontre un autre groupe d'amis français qui m'offrent un verre de rosé. Comment refuser? Décidément, je suis une vraie guidoune, aujourd'hui. Je reprends une autre pause, une autre collation.
Je reprends ma route. Je me dirige vers le traversier, rencontre encore des amis...
Ce que j'aime le plus de la solitude, c'est que je ne suis jamais seule.
À l'auberge de Santander, je retrouve Ferrane qui y prend une journée de congé. On est une trentaine de pèlerins à Santander. Je rencontre plein de gens.
28 sept: de Santander à Camplengo, 35km
Pfiou! Quelle journée! C'est une vraie course à l'auberge. Le problème avec cette étape, c'est qu'il y a 42km entre Santander et Santillana del mar (les deux auberges de pèlerins principales). Entre les deux, 7km avant Santillana, une auberge de... 6 lits (une vraie farce) à Polanco. À qui la chance? Peut-être aussi une auberge de jeunesse entre les deux.
Une allemande qui retournait chez elle nous conseillait, la veille, de faire un bout de chemin en autobus. Elle disait que de Santander à Boo de Péliagos, on longeait un secteur industriel pas très intéressant et qu'après, c'était magnifique. Je me rappelais le lendemain de Bilbao (sortir de Bilbao, c'était traverser son quartier industriel) et j'avoue que la tentation était facile. Plusieurs pèlerins font des p'tits bouts en autobus ou en train. Il n'y a pas de mal à ça. Pour ma part, j'ai décidé de faire mon chemin exclusivement à pied. Si j'avais voulu prendre l'autobus, j'aurais pu aller à Montréal.
D'ailleurs, les quartiers industriels, ça fait aussi partie du chemin. Il y a des jours parfois dans notre vie qu'on aimerait bien pouvoir faire en vitesse accélérée. Mais la vraie vie, c'est pas comme ça. Il faut affronter la pollution, les bruits et autres désagréments. Je suis partie de bon matin en espérant arriver la première à Polanco. Finalement, je n'ai pas trouvé le quartier industriel si terrible. Le chemin le contournait de quand même assez loin. Le reste de la journée n'était pas plus beau. On passait à côté de tuyaux d'aqueducs et des dompes. Question de perception!!
Un homme (qui faisait les foins) m'a gentiment expliqué comment sauver 8km en passant sur le pont de la voie ferrée. Il parlait suffisament lentement pour que je comprenne et il m'a donné des informations très précises et très importantes pour traverser le pont sans danger.
À Polanco, je n'ai pas trouvé l'auberge. Plutôt que de tourner en rond, je me suis dis: "Il reste juste 7 km à faire. Ce n'est même pas 2 heures de marche. Allez, un p'tit effort!" J'avais les pieds et les jambes en feu. J'ai finalement trouvé une auberge, où j'étais la... deuxième et dernière cliente.
C'était assez exceptionnel, le proprio m'a expliqué qu'il a (à ce temps-ci de l'année) environ 10 à 15 pèlerins par nuit. Tous les autres semblaient avoir continué à Santillana 3 km plus loin. Moi, j'ai compris que j'étais à Complengo. Parfait! Ça nous a permis d'avoir un service hors pair et particulier: souper gastronomique à prix ridicule et massage de pieds inclus! :-D J'accepte avec plaisir. 35 km à pied, ça fait mal aux pieds.
Je m'appelle Marie-France. Je suis professeur de francisation, éternelle vagabonde, grande amoureuse de la Nature et des voyages. J'aime sortir des sentiers battus et j'ai une
façon assez spéciale d'explorer le monde.
Je vous propose de visionner mon "roadtrip" en Côte-Nord/Gaspésie et de marcher avec moi sur le Chemin de Compostelle. Ce sont des voyages extraordinaires que j'ai fait.
J'en ai fait d'autres et j'en ferai d'autres. Je pars sous peu en Chine enseigner le français à des futurs immigrants québécois. Je risque d'avoir des choses à dire. ;-)
Bonne visite et.. à bientôt.
..MFrance
Ich heisse Marie-France. Ich bin Sprachlehrerin von Quebec, Kanada. Ich lade Sie ein, um meinen Abenteuer in "Keine da" zu anschauen. Es ist eine Reise, dass ich in meine eigenen Land in August 2009 gemacht habe,und ich bin wirklich gegangen, wo es keine da bist. ;-)
Ich wünsche Sie einen guten Besuch.
Bis bald.
..MFrance
Soy Marie-France de Canada. Soy profesora de Idioma y me gusta viajar. Puede usted mirar un viajo que hice in Agosto 2009 in mi pais. Despuès he hecho el Camino de Santiago (Camino del Norte) y ahora estoy haciendo la vuelta del España y estoy aprendando el español tambien.
Buen visita.
..MFrance
C'est s'engager, un bon matin (comme à tous les matins) sur le chemin de l'école et décider soudainement de ne pas y aller.. de tout simplement changer de cap.. juste pour voir où la vie nous mène.
... bonne école buissonnière à tous!
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