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Pour essayer de faire une longue histoire courte avec tout ce qui est arrivé à Barcelone, il faut savoir que j'ai été retenue là-bas jusqu'au 22 décembre pour des raisons diverses. D'abord, c'était le manteau qui n'arrivait pas. Ensuite quand j'ai décidé d'arrêter de l'attendre, c'est quelque chose d'autre qui n'a pas marché. Ensuite quand je ne l'attendais plus, le manteau est arrivé, mais j'étais encore bloquée.
C'était des petites choses futiles, des inconvénients mineurs, mais pour moi le message était clair: Attends. Quand la vie me barre le chemin, c'est que je ne dois pas y aller. En tout cas, pas encore.
En attendant, la vie m'avait bien facilité les choses à Barcelone. Je m'étais trouvé une jolie petite auberge sympathique à 13 euros la nuit, Internet et petit déjeuner inclus, en plein coeur de Barcelone. La plage à 10 minutes et avec une compagne de chambre tout aussi en remise en question que moi, je m'étais trouvé une petite épicerie bio à proximité. Bref, j'étais bien installée, même si je m'emmerdais un peu. Je n'avais pas à me plaindre.
L'Autriche ou pas l'Autriche, là est la question..
Alors que je me cassais la tête pour essayer de comprendre pourquoi la vie me barrait le chemin, j'arrivai au fil de mes lecture sur ce passage:
"Quand on cherche, il arrive facilement que nos yeux ne voient que l'objet de nos recherches, on ne trouve rien parce qu'ils sont inaccessibles à autre chose, parce qu'on ne songe toujours qu'à cet objet, parce qu'on s'est fixé un but à atteindre et qu'on est entièrement possédé par ce but. Qui dit chercher, dit avoir un but. Mais trouver, c'est être libre, c'est être ouvert à tout, c'est n'avoir aucun but déterminé."
- Siddharta, Hermann Hesse, ed. Grasset,
traduit de l'allemand par Joseph Delage.
Ce fut pour moi comme un coup de poing sur la gueule. Du coup, j'ai renoncé à l'Autriche. Je me suis dit: "Alors, je ne vais plus en Autriche." Plus de but, plus de distraction.
Ça n'a pas été si difficile que ça. Pendant quelques jours, j'ai refusé même d'y penser. Je l'ai envoyé loin de mes idées. Ça faisait même du bien. Ça faisait longtemps que ça ne m'étais pas arrivé (d'avoir la tête libre de l'Autriche).
L'envie de Noël
Pour encore mieux me détourner de l'Autriche, il y avait le mal du pays qui frappait à ma porte. Avec des airs de Noël, des images de ma famille qui se prépare ... sans moi. C'était presqu'inimaginable et... intolérable. Je rêvais de revenir à la maison le soir de Noël avec des cadeaux plein mon back-sack.
Au bout de 3 jours, l'Autriche est revenue se réinstaller dans mes pensées, mais tout en me disant que je pouvais repousser le projet d'un an ou deux pour passer le temps des Fêtes à la maison, me trouver une job et revenir traverser la Suisse en été.
Non seulement le manque du pays qui sévit, mais aussi le voyage qui n'avance pas me portent à croire que c'est peut-être la meilleure chose à faire.
Enfin, ça décolle..
Enfin, le 22 décembre, je vole jusqu'à Genève et puis me rends en train chez mon amie Myriam à Vollèges. Je suis entré dans la maison comme si j'y avais été la veille. On m'attendais le plus simplement du monde comme un vieux membre de la famille. J'ai été fille au pair dans leur famille pendant un mois et demi en 2004. En 6 ans, à part les enfants qui ont un peu grandi, rien n'a vraiment changé, tout est resté pareil, même les photos sur les murs.
Je leur fais savoir mes désirs de retourner au Québec pour Noël. Demain, le 23, je veux aller dormir à l'aéroport de Genève pour essayer d'avoir un billet. Ils me laissent aller, mais me réinvite chaleureusement au cas où ça marcherais pas à venir passer Noël avec eux.
Noël chez les Bérard..
C'est avec cette famille qui, à première vue, a l'air relativement sage et rationnelle..
Mais qui, en définitive, est agréablement "sautée su'l crinque"!
.. que j'ai passé Noël.
J'ai passé un Noël formidable et je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer ni même de me rendre compte que j'étais loin de ma famille.
C'est en partant de chez eux, à pied, le 27 décembre, que j'ai commencé (mais vraiment juste commencer) à comprendre pourquoi la vie m'avait fait attendre à Barcelone.
.. à suivre
Je m'appelle Marie-France. Je suis professeur de francisation, éternelle vagabonde, grande amoureuse de la Nature et des voyages. J'aime sortir des sentiers battus et j'ai une
façon assez spéciale d'explorer le monde.
Je vous propose de visionner mon "roadtrip" en Côte-Nord/Gaspésie et de marcher avec moi sur le Chemin de Compostelle. Ce sont des voyages extraordinaires que j'ai fait.
J'en ai fait d'autres et j'en ferai d'autres. Je pars sous peu en Chine enseigner le français à des futurs immigrants québécois. Je risque d'avoir des choses à dire. ;-)
Bonne visite et.. à bientôt.
..MFrance
Ich heisse Marie-France. Ich bin Sprachlehrerin von Quebec, Kanada. Ich lade Sie ein, um meinen Abenteuer in "Keine da" zu anschauen. Es ist eine Reise, dass ich in meine eigenen Land in August 2009 gemacht habe,und ich bin wirklich gegangen, wo es keine da bist. ;-)
Ich wünsche Sie einen guten Besuch.
Bis bald.
..MFrance
Soy Marie-France de Canada. Soy profesora de Idioma y me gusta viajar. Puede usted mirar un viajo que hice in Agosto 2009 in mi pais. Despuès he hecho el Camino de Santiago (Camino del Norte) y ahora estoy haciendo la vuelta del España y estoy aprendando el español tambien.
Buen visita.
..MFrance
C'est s'engager, un bon matin (comme à tous les matins) sur le chemin de l'école et décider soudainement de ne pas y aller.. de tout simplement changer de cap.. juste pour voir où la vie nous mène.
... bonne école buissonnière à tous!
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