Lundi 18 juillet 2011 1 18 /07 /Juil /2011 12:19

 

Schiste!  Ça pourrait devenir un juron québécois tellement on en parle. Schiste de Tabarnak d'ostie d'calvaire!  Eh, que ça défoule!   ;-)

 

 

Certaines choses sont faites pour rester sous terre..

 

Un ami sur FB m'a demandé s'il n'y avait pas moyen d'extraire ces foutus gaz de schiste de façon écologique. 

 

C'est une question qui mérite qu'on en fasse le tour pour être sûre qu'on n'a pas oublié un p'tit détail.

 

Dans la petite case Facebook, pas de place.  Je n'aurais pu que répondre: "Non.  Il y a des choses qui sont tout simplement faites pour rester sous terre"  et déjà, la case était pleine.   Mais c'est une réponse froide et bête et elle manque d'arguments.  Elle coupe l'herbe sous le pied mais sans apporter de solutions.   Alors, me voici dans mon blog.  J'y suis plus à mon aise pour échafauder mon idée sur le sujet.

 

 

À propos de la seule méthode d'extraction (le "fracking") connue à ce jour.

 

Le "fracking" n'est pas du tout écologique. 

 

Premièrement, il salit l'eau qu'il utilise et elle ne pourra probablement plus jamais redevenir pure.  Perdue.

 

Et puis il y a les puits...

 

On plante une aiguille très loin dans la terre.  On fait une gaine de ciment pour protéger la nappe phréatique qui se trouve tout autour.  Et puis, on laisse ouvert..  pour l'éternité..  en espérant que le ciment tienne le coup..  pour l'éternité.

 

 

"Si le ciment était éternel, les viaducs ne tomberaient pas au Québec."  - Jason, un marcheur du Moratoire.

 

Le ciment, ce n'est pas éternel.  On le sait au Québec.  Combien de temps ces puits tiendront-ils?  30 ans? 60 ans? 150 ans?  Mettons qu'on utilise du bon ciment et dans des conditions idéales.  Mettons!

 

 

Imaginez-vous pour une seconde que vous êtes un cultivateur.  Vous regardez votre champ et, au milieu, il y a un grand arbre.   Cet arbre vous empêche de bien travailler, il vous force à faire des détours et des pirouettes avec le tracteur.  Alors, que faites-vous?  Vous faites comme nos ancêtres l'ont fait.  Vous défrichez votre terre.  Vous coupez l'arbre.

 

Bon!  Imaginez maintenant que c'est un puits qui se trouve au beau milieu de votre champ?  Pas un puits à eau potable, mais un puits qui menace votre eau potable.  Qu'est-ce que vous faites?  Vous passez dessus avec le tracteur?  De rage, peut-être.  Mais vous risquez, ce faisant, de polluer votre eau.      

 

Rappelez-vous... plusieurs miliers de trous, dans la vallée du St-Laurent.   Ils sont, pour le moment, éloignés les uns des autres.  Dans quelques années, ils formeront un tissu dense sur les meilleures terres agricoles du Québec. 

 

Un obstacle à l'agriculture. 

 

 

Des puits de ciments en héritage..

 

Pour parler de développement durable, il faut penser à ce qu'on laisse en infrastructures aux prochaines générations.   Les baby-boomers nous ont laissé des viaducs et des ponts, euh... légèrement chambranlants.  Mais, au moins, nous, on a la possibilité de les jeter à terre et tout recommencer si le coeur nous en dit. 

 

Par contre, des puits de ciment, ça ne se change pas de place, ça ne se démollit pas.  Au contraire,  il ne faut surtout pas qu'ils craquent parce que c'est la nappe d'eau potable qui en paye le prix.

 

Notre belle Normandeau disait: "Autant de chance de toucher à la nappe phréatique que de toucher à la lune avec des feux d'artifices".  Madame Normandeau,  quand on fait péter des feux d'artifice, la lune elle est de l'autre côté des feux d'artifice,  PAS ENTRE LES DEUX !

 

Pour ce que les baby-boomers nous ont légué, on ne peut pas vraiment applaudir, on ne peut pas vraiment chialer non plus.  Au moins, les viaducs et les ponts nous servent encore.  On va même en user un jusqu'à la dernière poutrelle.  Un autre beau résultat du Capitalisme.   Mais ces puits devront rester debout même longtemps après être taris.   

 

Qu'est-ce qu'on veut laisser à nos enfants?  De l'eau ou des puits taris? 

 

 

Comment feront-ils quand viendra le temps de les réparer, ces puits?

 

Que se passera-t-il s'il y a un tremblement de terre et que les puits craquent?

 

 

 

 

 

À qui sont les ressources ?  

 

 

Si l'être humain veut continuer d'habiter cette planète, il doit changer radicalement de façon de penser.    

 

Les ressources souterraines appartiennent à la Terre et à ses habitants.   Ces ressources n'appartiennent pas à un gouvernement, ni même à un pays, encore moins à un Particulier.  Personne n'a le droit de les vendre.  Tout au plus, pouvons-nous les cueillir pour nous et les partager gratuitement avec ceux qui nous entoure.  Et d'ouvrir largement les bras.   Parce que ces ressources appartiennent à la Terre et la Terre nourrit chacun d'entre nous.  

 

À l'opposé de cette idée se trouve l'idée du Capitalisme qui, lui, veut s'approprier le plus rapidement possible toutes les ressources de la Terre et se dépêcher de les vendre le plus cher possible et le plus loin possible avant que quelqu'un ne les lui vole.  Ce que personne ne pourrait contester, puisque tout cela ne lui appartenait pas en premier lieu.

 

Les richesses de la Terre doivent être partagées équitablement entre les générations actuelles et les générations à venir. 

 

Il faut penser en terme de partage!

 

On a tous droit d'être là.  Et nous méritons tous le respect.

 

Et l'autre à côté de toi, lui aussi, il mérite le respect.

 

 

 

Avec cette petite mentalité capitaliste que nous avons, il est impossible d'envisager un développement durable sérieux.  Encore moins un développement gazier sécuritaire et respectueux de l'environnement.

 

 

 

 

..MFrance Fa9

 

 

Par MFranceFa9 - Publié dans : ce que j'en pense.. - Communauté : Blogueurs du Québec
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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 18:17

 

Saviez-vous que les Suisses votaient à tous les 3 mois? 

 

Quand j'ai appris ça, je suis tombée en bas de ma chaise.  Je croyais qu'ils se choisissaient un nouveau dirigeant à tous les trois mois.  Je trouvais ça pas mal "heavy" en campagne électorale. 

 

Mais non..

 

À tous les trois mois, ils reçoivent, chez eux, un petit dépliant accompagné de quelques bulletins de votes à retourner par la poste.  Dans le dépliant, on trouve des informations sur les lois qui sont appellées à changer dans le pays, la province ou la municipalité. 

 

Pour chaque loi, il y a une mise en contexte, une page d'argumentation "pour" et une page d'argumentation "contre", ainsi que la suggestion du gouvernement.  Ce n'est évidemment qu'une suggestion, puisque ce n'est pas lui qui décide, c'est le peuple!  Aucune loi n'est votée dans ce pays sans que le menu peuple ne soit consulté.  C'est le résultat des votes qui décidera si la loi entrera oui ou non en vigueur.  Les gens ont aussi la possibilité de proposer des changements de loi au gouvernement concerné.

Plus d'infos sur la façon de faire en Suisse.

 

J'ai été époustouflée et émerveillée d'apprendre ça!  Voilà enfin de la vraie démocratie démocratique.  Du genre qui demande aux gens ce qu'ils en pensent avant de prendre une décision. 

 

Le Canada tout entier s'apprête à passer au vote.  Dans la rue, dans les maisons, on entend parfois cette phrase horriblement défaitiste: "On va voter pour le moins pire".  Est-ce que c'est vraiment ce que vous pensez de votre système?  Alors, il est temps qu'il change et POUR LE MIEUX. 

 

 

Le Québec aux Québécois!  Le Canada aux Canadiens!  Le Pays nous appartient. 

 

Il appartient au Peuple.  Le gouvernement est notre employé.  C'est nous le patron.  C'est notre pays.  Le gouvernement est au service du peuple et non le contraire.

 

Il est illogique de donner tout le pouvoir à un personnage qui prendra les décisions à notre place et d'appeler ça de la démocratie.    

 

Que le pays ait besoin d'un gouvernement pour organiser, gérer et coordonner les activités, je suis bien d'accord.  Mais pas pour prendre les décisions à notre place. 

 

Je suis citoyenne, je veux avoir mon mot à dire.  Je veux être impliquée.  Je veux donner mon opinion.  Le rôle du gouvernement, c'est de m'en donner la possibilité. 

 

 

Je n'irai pas voter le 2 mai prochain. 

 

Et pas seulement parce que je suis à l'extérieur du pays.  La dernière fois que je suis allée aux urnes, c'était lors du référendum.  Parce que c'est la dernière fois qu'on m'a vraiment demandée mon avis.  Voter pour le moins pire? Non merci, très peu pour moi.  La démocratie, ça fait longtemps que je n'y crois plus.  En tout cas, pas celle-là.  J'ai arrêté d'y croire la première fois que j'ai entendu la phrase: "on va voter pour le moins pire."  

 

 

..MFrance

 

 

PS - Comme les histoires peuvent continuer d'évoluer même après qu'elles soient écrites, je vous invite à lire les commentaires de cet article oû j'ai copié-collé une discussion Facebook que j'ai eu avec une de mes meilleures amies.   D'autres facteurs aussi m'ont amené à changer mon fusil d'épaule, entre autre le vent de fraicheur que l'on sent venir de la gauche québécoise qui tend à vouloir changer les choses.  Ça m'encourage et maintenant, j'ai quelqu'un pour qui voter.  ;-)

 

 

 

Par MFranceFa9 - Publié dans : ce que j'en pense.. - Communauté : Blogueurs du Québec
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 21:54

 

Pour essayer de faire une longue histoire courte avec tout ce qui est arrivé à Barcelone, il faut savoir que j'ai été retenue là-bas jusqu'au 22 décembre pour des raisons diverses.  D'abord, c'était le manteau qui n'arrivait pas.  Ensuite quand j'ai décidé d'arrêter de l'attendre, c'est quelque chose d'autre qui n'a pas marché.  Ensuite quand je ne l'attendais plus, le manteau est arrivé, mais j'étais encore bloquée.

 

C'était des petites choses futiles, des inconvénients mineurs, mais pour moi le message était clair:  Attends.  Quand la vie me barre le chemin, c'est que je ne dois pas y aller.  En tout cas, pas encore. 

 

En attendant, la vie m'avait bien facilité les choses à Barcelone.  Je m'étais trouvé une jolie petite auberge sympathique à 13 euros la nuit, Internet et petit déjeuner inclus, en plein coeur de Barcelone.  La plage à 10 minutes et avec une compagne de chambre tout aussi en remise en question que moi, je m'étais trouvé une petite épicerie bio à proximité.  Bref, j'étais bien installée, même si je m'emmerdais un peu.  Je n'avais pas à me plaindre.

 

 

L'Autriche ou pas l'Autriche, là est la question..

 

Alors que je me cassais la tête pour essayer de comprendre pourquoi la vie me barrait le chemin, j'arrivai au fil de mes lecture sur ce passage: 

 

"Quand on cherche, il arrive facilement que nos yeux ne voient que l'objet de nos recherches, on ne trouve rien parce qu'ils sont inaccessibles à autre chose, parce qu'on ne songe toujours qu'à cet objet, parce qu'on s'est fixé un but à atteindre et qu'on est entièrement possédé par ce but. Qui dit chercher, dit avoir un but. Mais trouver, c'est être libre, c'est être ouvert à tout, c'est n'avoir aucun but déterminé."


- Siddharta, Hermann Hesse, ed. Grasset,
traduit de l'allemand par Joseph Delage.

 

Ce fut pour moi comme un coup de poing sur la gueule.  Du coup, j'ai renoncé à l'Autriche.  Je me suis dit: "Alors, je ne vais plus en Autriche."  Plus de but, plus de distraction.

 

Ça n'a pas été si difficile que ça.  Pendant quelques jours, j'ai refusé même d'y penser.  Je l'ai envoyé loin de mes idées.  Ça faisait même du bien.  Ça faisait longtemps que ça ne m'étais pas arrivé (d'avoir la tête libre de l'Autriche).

 

 

L'envie de Noël

 

Pour encore mieux me détourner de l'Autriche, il y avait le mal du pays qui frappait à ma porte.  Avec des airs de Noël, des images de ma famille qui se prépare ... sans moi.   C'était presqu'inimaginable et... intolérable.  Je rêvais de revenir à la maison le soir de Noël avec des cadeaux plein mon back-sack. 

 

Au bout de 3 jours, l'Autriche est revenue se réinstaller dans mes pensées, mais tout en me disant que je pouvais repousser le projet d'un an ou deux pour passer le temps des Fêtes à la maison, me trouver une job et revenir traverser la Suisse en été.

 

Non seulement le manque du pays qui sévit, mais aussi le voyage qui n'avance pas me portent à croire que c'est peut-être la meilleure chose à faire.

 

 

Enfin, ça décolle..

 

Enfin, le 22 décembre, je vole jusqu'à Genève et puis me rends en train chez mon amie Myriam à Vollèges.  Je suis entré dans la maison comme si j'y avais été la veille.  On m'attendais le plus simplement du monde comme un vieux membre de la famille.   J'ai été fille au pair dans leur famille pendant un mois et demi en 2004.  En 6 ans, à part les enfants qui ont un peu grandi, rien n'a vraiment changé, tout est resté pareil, même les photos sur les murs.

 

Je leur fais savoir mes désirs de retourner au Québec pour Noël.  Demain, le 23, je veux aller dormir à l'aéroport de Genève pour essayer d'avoir un billet.  Ils me laissent aller, mais me réinvite chaleureusement au cas où ça marcherais pas à venir passer Noël avec eux. 

 

 

Noël chez les Bérard..


familleberard.jpg

 

 

 

C'est avec cette famille qui, à première vue, a l'air relativement sage et rationnelle..  

 

 

 

 

 

familleberard2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais qui, en définitive, est agréablement "sautée su'l crinque"!

 

 

 

.. que j'ai passé Noël.

 

 

 

 

J'ai passé un Noël formidable et je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer ni même de me rendre compte que j'étais loin de ma famille.

 

 

C'est en partant de chez eux, à pied, le 27 décembre, que j'ai commencé (mais vraiment juste commencer) à comprendre pourquoi la vie m'avait fait attendre à Barcelone. 

 

 

.. à suivre

Par MFranceFa9 - Publié dans : hors des sentiers battus - Communauté : Blogueurs du Québec
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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 18:22

 

7, 8, 9 et.. pourquoi pas, tant qu'à y être, 10 décembre, encore à Barcelone, à l'auberge (genre.. de jeunesse)  >:-(

 

 

Depuis Compostelle que tous les Espagnols me la vantaient.  Je n'avais jamais douter de sa beauté, mais quand même..    jamais je n'aurais pensé y rester aussi longtemps. 

 

Pour tout vous dire, j'avais "planifié" y rester un jour et deux nuits. 

 

Mais, voyez-vous,  la vie ne voit pas les choses de la même façon que moi. 

 

Je suis encore en attente de mes vêtements d'hiver. 

 

Des plans, c'est juste bon pour se déplanifier, je l'ai toujours dit. 

 

Mais il faut rester flexible.  Alors, à Barcelone, je passe mon temps à me flexibiliser. 

Je fais mon yoga, ça flexibilise mon esprit et mon corps à la fois. 

 

Aujourd'hui, j'étais déjà plus zen.  Ça commence à marcher.   Mais j'avoue que j'ai capoté un peu au début.   

 

J'ai manqué de patience, j'ai cru que mon voyage était compromis. 

 

Ensuite, j'ai calculé le temps que j'avais besoin pour traverser la Suisse et j'ai vu que j'avais en masse le temps.  Même que c'était mieux comme ça, parce que si j'arrive trop tôt en Autriche, ça risque de causer un problème de logement là-bas. 

 

Ensuite, j'ai essayé de prendre la chose avec philosophie.  Pas le choix! 

 

Dans ma philosophie, il n'y a jamais rien qui arrive pour rien.  Donc, si mon manteau n'arrive pas, c'est qu'il y a une bonne raison à tout ça.  Je n'ai pas besoin de la trouver, je n'ai pas besoin de la savoir, j'ai juste besoin de laisser faire et respirer par le nez. 

 

Alors je fais mon yoga sur la plage et le reste de la journée, j'attends... et je dépense.   Je prends des marches jusqu'au bureau de poste, des fois.  Ça me fait passer le temps.

 

Le temps, c'est d'l'argent!

 

En fait, ce n'est plus le temps qui me préoccupe autant, c'est l'argent.  Une ville, ça coûte cher!   Dans une grande ville, il n'y a rien d'autre à faire que de dépenser.  Tout coûte de l'argent, ne serait-ce que s'assoir à une terrasse pour prendre un café.   

 

Quand je marche dans le bois, près de l'océan, dans les villages, j'arrête parfois pour un café, un déjeuner, mais ça en vaut toujours la peine.  Il faut bien nourrir le guerrier.

 

Ici, il y a des rues commerciales tout autour.  Mon auberge est situé sur une rue commerciale.

 

Les boutiques m'appellent, les magasins à une piastre me font des clins d'oeil.  On dirait que tous les articles veulent  m'appartenir, ils veulent venir avec moi dans mes voyages.  Ils disent que j'ai besoin d'eux autres.  Parfois, c'est vrai ..(une boussole).   Parfois, c'est pas vrai ..                                     Parfois ils me disent qu'ils compensent pour mes vêtements non arrivés, sans vraiment les remplacer (des gants pas de doigts pour les petits froids, en attendant mes mitaines de laine préférées suédoises), Parfois, ils viennent remplacer des objets que je me suis fait voler, des objets parfois indispensables (un porte-monnaie), ou des remplacement un peu plus farfelue (un cahier à dessin pour remplacer ma caméra ;-).

 

God help me!  Je suis devenue accro du shopping!  

 

Parfois, ça manque dans mes affaires (un couteau, des ciseaux), mais j'attends en Suisse pour m'acheter un nouveau couteau suisse. 

 

Et que dire de manger!  Parce que si il y a un domaine où je ne lésine pas sur la qualité, c'est bien le secteur de l'alimentation.  Le plus "clean" possible, dépourvu de conservateurs, de colorants et de  produits chimiques.    

Dans les restos, c'est parfois difficile de manger bon pour la santé.   Et dans les épiceries ordinaires aussi.  En Espagne, c'est presque pas possible de trouver des produits bio dans les épiceries.   Pour trouver les bons coins pour m'acheter des produits à mon goût, ça peut parfois prendre un certain temps.  Alors quand j'arrive dans une nouvelle ville, disons que ça m'arrive de manger du pain blanc.  

 

Par contre quand je tombe sur quelque chose de bien, je ne peux pas résister.  Je suis une accro de la bonne bouffe.   

 

 

 

Barcelone, la belle

 

C'est vrai qu'elle est belle Barcelone.  C'est une ville jeune, dynamique, culturelle, ouverte sur le monde et la mer méditéranée.   L'architecture antique se mêle aux sculpture moderne et vice-versa.  Le tout forme un superbe melting-pot de monuments, de parcs, de magasins, de colline,avec un chateau dessus, de plages, d'artistes de rues, de bars à tapas (mmmmhh, c'est bon les tapas!   8-),  de filles qui à 11h00 le soir veulent vous convaincre que c'est dans le bar de son patron que vous devriez aller prendre un verre, d'Université, de musées (que j'ai pas vu parce que c'est trop cher), d'activités pour les touristes et, surtout, de touristes.

 

C'est vrai qu'elle est belle Barcelone.  Si j'étais resté juste une journée comme je le voulais, je n'aurais rien vu, parce qu'à tous les jours, j'en découvre un nouveau petit bout.

 

C'est vrai qu'elle est belle, mais savez-vous quoi?  jamais je ne la changerais pour Montréal.

 

 

 

le rythme des saisons..

 

Vous allez peut-être trouver ça bizarre, mais je m'ennuie de pelleter de la neige à Montréal.

 

Ici, ça fait trois mois qu'il fait septembre.  Les feuilles n'en finissent pas de tomber et les arbres sont encore vert.   Ici, il n'y a jamais de rouge.  Les feuilles passent du vert au brun au moment même où elles tombent.

 

Les saisons passent tellement vite que lorsque j'étais à Ali-baba-cante, alors qu'il faisait un peu mauvais temps, Isabel m'a dit le plus sérieusement du monde que, chez elle, il n'y avait jamais d'automne, on passait directement de l'été à l'hiver.  Ça m'a fait faire le saut parce que moi, je trouvais ça comme une p'tite soirée pluvieuse et venteuse d'octobre.  Encore une question de perception!

 

Mon corps s'ennuit du passage des saisons.  Enfin, des saisons auxquelles il est habitué.  Les saisons sont un cycle nécessaire au bon fonctionnement du corps humain, je trouve.  Mon horloge internet est tout désynchronisée.

 

Partout sur mon parcours, quand j'étais chez des gens qui écoutaient la météo, on annoncait des tempêtes, de la neige, du froid, on a même une ou deux fois mis tout le pays en alerte.  Moi, je n'ai jamais rien vu de ça.  Elles sont où vos tempêtes??   La brise est un peu plus forte que d'habitude.  Il n'y a pas de quoi en faire un drame!!

 

Samedi dernier, il faisait froid.  C'était comme une journée froide d'octobre.  Et maintenant, il fait beau.  Ce sont de belles journées de septembre.   Je porte deux chandails et je n'apporte pas nécessairement mon poncho avec moi quand je sors.  J'enlève mes souliers quand je vais à la plage et je marche dans l'eau.   Il y a même des gens qui se baignent tous nus dans l'eau.  Mais l'eau est quand même assez froide.

 

Bref, j'ai hâte d'être en Suisse.  Là-bas, il y a de la neige et de l'hiver (mais sans avoir le climat parfois cruel du Québec).   

 

 

..MFrance

 

 

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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 17:48

 

 

Je suis dans un bar avec Mila et Alberto.  On a bu quelques verres, on jase, on rit.  Je regarde Mila parler avec le barman.  J'ai mal suivi la conversation. Quand ils parlent entre Espagnols, ils parlent vite. 

 

Soudain, j'entends le mot "phoque" et je vois Mila qui essaie d'imiter un phoque.  J'embarque aussitôt et je me mets à taper des mains moi aussi en imitant le bruit du phoque.   "Aouh Aouh Aouh!"

 

On trouve ça drôle et, tout en mimant le geste, elle parle de faire tourner quelque chose sur son nez. 

 

Dans ma tête de Québécoise, tout de suite y a une "toune" qui part..

 

"Ça ne vaut pas la peine.." 

 

Chez nous, c'est une "toune" qui a un effet rassembleur.  Tout le monde la connait, on se prend tous par les épaules et on chante en choeur.  

 

Mais, ici, loin de chez moi, avec Noël qui arrive à grand pas et sachant que je vais le passer loin des miens, la chanson prend tout son sens. 

 

"..de laisser ceux qu'on aime.."

 

Je les regarde continuer leur conversation comme si j'avais mis la télé sur "mute".   Dans ma tête, la "toune" continue de jouer et, ce faisant, creuse un profond sillon et y dépose une question fondamentale:

 

Ça en vaut-tu vraiment la peine? 

 

"..pour aller faire tourner des ballons sur son nez."

   extrait de.. La complainte du phoque en  Alaska,

                       Beau Dommage

 

J´vous aime tout le monde.. et j'm'ennuie.

 

 

..MFrance

 

 

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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 12:12

 

Coordination ...

 

Maintenant que je n'ai plus de sac, pas beaucoup de "cash" et plus de carte de guichet, les choses se compliquent un peu. C'est ma soeur et ma mère qui auront le plus gros du travail. Il faut m'envoyer un double de ma carte parce que 150euros, euh..100euros, euh..75euros, ça baisse vite.

 

Mais où, quand et comment? Voilà la question!

 

PhotoMF.JPGJ'ai deux contacts essentiels qui se trouvent sur mon parcours. Il y a mon amie autrichienne, Margret, qui étudie présentement à Barcelone. Et j'ai aussi mon amie Myriam, en Suisse romande, chez qui j'ai été fille au pair en 2004.

 

Je suis supposée recevoir mon manteau d'hiver chez Margret, à Barcelone, d'ici quelques jours et je prévois arriver moi-même à Barcelone juste à temps pour le récupérer, visiter la ville un jour et me rendre tout de suite à Genève (dès le début décembre) et de marcher jusque chez Myriam (à 5 jours de marche environ). Le "timing" est assez important parce que je veux arriver en Autriche pour Noël. Je ne peux pas me permettre de rester trop longtemps au même endroit à attendre.    The "voyage" must go on!   

 

Le manteau est déjà en route depuis quelques jours et la carte n'arrivera pas à temps à Barcelone, alors on décide d'envoyer la carte en Suisse et de me transférer de l'argent pour que je puisse continuer jusque là. 

 

Merci maman, merci grande soeur! 

 

 

 

29, 30 nov., 1 et 2 décembre, Valencia

 

C'est de chez Vicente que je coordonne tout ceci, pendant que ma soeur se démène à la banque et au bureau de poste pour que je reçoive tout ça dans le bon ordre.    

 

C'est de chez Vicente aussi que je contacte Margret pour lui demander l'hospitalité. Bien sûr, je lui avais déjà demandé la permission de recevoir mes vêtements d'hiver chez elle, mais il n'avait pas encore été question de dormir là.

 

Vicente, c'est un ami pèlerin que j'ai rencontré à Mùxia.   Je lui ai demandé l'hospitalité pour une ou deux nuits, mais finalement c'est lui qui gagne la palme d'or de l'hospitalité pour m'avoir hébergé 4 jours et 4 nuits, m'avoir inclus dans ses activités, m'avoir fait visiter Valencia et avoir organisé des activités (une randonnée à vélo) pour moi. Il a même essayé de contacter des gens (dernière tentative aussi vaine que les autres) pour que je puisse travailler à la récolte d'oranges.

 

Ça adonnait bien qu'il vous dirait, il est sur le chômage depuis un mois et il avait le temps pour tout ça. À mon avis à moi, c'est un homme formidable, toujours souriant, toujours heureux. Un père de famille veuf et, par conséquent, monoparental qui élève ses deux grands garçons (de 17 et 25 ans) comme un chef. Un chef de cuisine, surtout parce qu'il cuisine formidablement bien. Je l'assistais tout juste, mais jamais je n'aurais osé prendre sa cuisine en otage pour cuisiner quelque chose de mon cru.    Question de territoire!

 

dessinMF.JPG

En plus de faire partie d'une chorale (laquelle il n'a pas voulu que j'assiste à leur pratique.. snif!..), Vicente appartient à un groupe d'artistes (pros et amateurs) qui se rassemble une fois par semaine pour faire du dessin avec un modèle.  Ensuite ils se font un "snack" et boivent du vin en parlant fort!   Normal, ce sont des artistes.  lol. 

 

Ça fait partie des activités dans lesquelles Vicente m'a incluse.   J'ai adoré l'expérience!  

 

J'avais déjà fait du nu, mais à l'époque du Cégep et j'était mal préparé.  Pour le reste,  ça faisait des lustres que je n'avais pas dessiné, mais ça revient tout seul, c'est comme la bicyclette.

 

 

 

... et déceptions! 

 

Margret ne peut pas me recevoir et, pour moi, c'est une grosse déception. Je me résigne finalement (un peu à contre-coeur) à trouver un Couchsurfer à Barcelone. 

 

 

3, 4, 5 et sûrement 6 décembre, Barcelone

 

 

J'habite chez Alberto et Mila, à Barcelone.  Un gentil couple, qui me ressemble très peu à première vue mais qui est quand même très intéressant et avec qui je passe de très bons moments. 

 

Ils sont si gentils que, même si je leur avais demandé l'hospitalité pour deux nuits seulement, ils acceptent eux aussi d'extensionner leur mandat à 4 nuits pour m'accomoder.

 

Parce que, voyez-vous, tout ne marche pas comme je le voudrais.  Si j'avais été un peu déçue que mon amie n'aie pas plus de temps que ça à me consacrer, je suis particulièrement contrariée par le fait que mon manteau n'est pas encore arrivé. 

 

Je l'attendais vendredi.  Samedi, toujours pas de nouvelles et comme lundi est un jour férié, ça me force à l'attendre jusqu'à mardi.  Je tape un peu du pied, mais je prends ça comme un test de patience.  Je dois apprendre à me relaxer un peu.  Je prends des gros respirs pour que ça rentre mardi, parce que mercredi aussi est un jour férié et, là, ça risque de compromettre passablement mon voyage.  Mais bon..  c'est la Vie qui essaie de me dire quelque chose, je crois.  Je dois avoir à faire des p'tits réajustements quelque part.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par MFranceFa9 - Publié dans : hors des sentiers battus - Communauté : Blogueurs du Québec
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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 16:05

 

26, 27 novembre, Alicante

 

 

Arrivée à Alicante, j'ai trois heures à tuer avant de pouvoir rencontrer mon hôte, Isabel. Alors, je vais au café Internet juste en face de la station d'autobus.   Ça fait trop longtemps que je néglige mon blog et j'ai la ferme intention de rattraper le temps perdu.

 

 

Tout de suite en entrant, je peux lire des affiches où il est écrit noir sur blanc, en gros caractères, en espagnol et en anglais:

 

 

Cuidado con los bolsos.

Watch your bags.

 

 

Pour une multilingue comme moi, il me semble que "Surveillez vos sacs", c'est pas si difficile à comprendre.

 

De plus, je suis généralement assez prudente en voyage et, la plupart du temps (j'ai bien dit la plupart du temps), je dépose mes sacs sur la table devant moi, bien à ma vue.

 

Je vais au comptoir et je demande un ordinateur. Je dépose mon sac-à-dos et mon bâton près du mur à côté de moi et je m'assois face au mur, dos à la porte.

 

 

J'ai des mots plein la tête et je ne pense déjà plus aux affiches sur les murs.  Je suis pressée d'écrire les phrases et je ne pense plus à rien d'autre.  Ah!  Maudite poésie, quand tu nous tiens!

 

Comme une conne, j'accroche mes deux sacs (ma sacoche de voyage et l'étui de ma caméra) sur le dossier de ma chaise et, désireuse de raconter mon voyage, je me mets à écrire.

 

 

J'écris, j'écris. Je suis infatigable et très concentrée.   À un moment donné, je sens une légère vibration dans ma chaise, je me retourne et je vois un homme sortir du café Internet. Inquiète de m'être faite voler, je me retourne instinctivement vers mon sac-à-dos et mon bâton à ma droite. Satisfaite de les voir tous les deux bien appuyés sur le mur, je me remets à écrire.

 

"De toute façon, me dis-je en souriant, qui voudrait voler un sac-à-dos de trois tonnes plein de cochonneries et une vieille branche d'arbre gravée à la main. Mes choses n'ont d'importance que pour moi."

 

Dix minutes plus tard, c'est la faim qui l'emporte, je me lève pour aller manger et.... quelle ne fut pas ma surprise de trouver le dossier de ma chaise complètement vide.

 

Instantanément, tout me vient en tête.. la vibration dans la chaise, l'homme qui sort, la sensation de m'être fait voler quelque chose, les affiches "Watch your bags", etc. En panique, je cours au comptoir. On me suggère d'aller tout de suite à la station d'autobus où il y a des policiers et on comprend parfaitement que je ne puisse pas payer les 2 euros que je leur dois.

 

En me rendant à la station, je m'efforce de faire ralentir mon coeur de battre. C'est un incident malheureux, mais je sais que ce n'est pas si grave. Dans une cachette, sous mon chandail, j'ai toujours mon passe-port et 150 euros de cachés.   C'est l'essentiel.

 

À la station d'autobus, je trouve un policier et lui raconte tout en espagnol. Il m'écoute attentivement et me pose toutes les questions d'usage. Je pense qu'il va faire quelque chose, mais à la fin, il me dit que je dois aller au commissariat pour faire une déclaration. Mon histoire l'a tout simplement divertit pendant quelques minutes.

 

Je retourne au café Internet et sort de l'argent de ma cachette. Je paye les 2 euros et redemande un ordinateur. J'envois tout de suite un eMail à ma mère. Le double de ma carte de débit est au Québec. Après mes 150 euros, je serai à sec, incapable de retirer de l'argent.  J'ai besoin de ma carte.

 

Ensuite, je sors et je fais le tour des poubelles du quartier. Je jette un oeil dedans en espérant voir mon sac à main et ce qu'il en reste. Sur mon chemin, je tombe sur deux voitures de policiers. Je les aborde. Ils m'amènent au poste et je fais ma déclaration.

 

Finalement, je prends la chose avec un grain de sucre. C'est une drôle d'aventure qui me divertit beaucoup. Surtout ma première expérience dans un poste de police à tout raconter en espagnol.  Je dois faire la description de mon sac et de tout ce qu'il contient, l'homme que j'ai vu, etc. J'oublie plein de choses, mais l'exercice est excellent et amusant. Un grain de sucre avec un peu d'épice. Ça vient mettre du piquant dans mon voyage. :-)

 

 

Je finis par me souvenir de cette sensation que j'avais qu'Alicante était une ville de voleur et je lui donne amicalement le surnom "d'Ali-Baba-cante et les 40 voleurs".

 

Finalement, toute cette aventure m'aura couté 50 euros, mon porte-feuille et mes cartes (ma carte de guichet, la plus importante), ma caméra,  toutes mes photos (sauf les plus belles qui sont sur mon blog et celles de mes amis qui sont dans mon courriel), mon couteau suisse, mon dictionnaire espagnol, mon carnet de téléphone, et j'en passe. 

 

Mais la plus grosse perte.  Ce qui brise mon coeur de pèlerine, c'est mon premier crédential.  J'avais sorti mon 2e crédential et l'avait ouvert devant moi pour vérifier des dates, mais le premier était resté dans mon sac et est parti avec le méfait.  Il ne me reste que l'espoir que le voleur aie fait le chemin de Compostelle et qu'il me le retourne. Il faut être pèlerine pour comprendre ce que représente un crédential.  C'est comme si on m'avait volé une partie de mon voyage.

 

 

Plus tard, je rencontre Isabel qui est professeur d'espagnol, langue maternelle. Elle m'inclut joyeusement dans toutes ses activités de la soirée.

 

D'abord, il y a une rencontre bilingue espagnol-anglais. Une vingtaine de personnes, autant des Espagnols qui veulent apprendre l'anglais que des étrangers qui veulent apprendre l'espagnol, se rencontrent et on parle une heure en anglais, une heure en espagnol.   Excellent.  C'est une activité qui me va comme un gant et qui me divertit beaucoup.

 

Ensuite, on assiste à un spectacle de danse du ventre dans un salon de thé ("una teteria"! ben oui, c'est de même que ça se dit en espagnol. :-)

 

Le lendemain, on prend ça cool.

 

 

 

 

 

Par MFranceFa9 - Publié dans : hors des sentiers battus - Communauté : Blogueurs du Québec
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C'est moi! Ich bin's!

  • Petite Marie de par le vaste Monde
  • : Les voyages et les réflexions d'une Québécoise un peu flyée.
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Bonjour.

Je m'appelle Marie-France.   Je suis professeur de francisation, éternelle vagabonde, grande amoureuse de la Nature et des voyages.  J'aime sortir des sentiers battus et j'ai une façon assez spéciale d'explorer le monde.  

Je vous propose de visionner mon "roadtrip" en Côte-Nord/Gaspésie et de marcher avec moi sur le Chemin de Compostelle.  Ce sont des voyages extraordinaires que j'ai fait.  J'en ai fait d'autres et j'en ferai d'autres.  Je pars sous peu en Chine enseigner le français à des futurs immigrants québécois.  Je risque d'avoir des choses à dire.  ;-)

 Bonne visite et.. à bientôt.
..MFrance

Grüssgott.

Ich heisse Marie-France.  Ich bin Sprachlehrerin von Quebec, Kanada.  Ich lade Sie ein, um meinen Abenteuer in "Keine da" zu anschauen.  Es ist eine Reise, dass ich in meine eigenen Land in August 2009 gemacht habe,und ich bin wirklich gegangen, wo es keine da bist.    ;-)

 

Ich wünsche Sie einen guten Besuch.

Bis bald.

..MFrance

Hola.

Soy Marie-France de Canada.  Soy profesora de Idioma y me gusta viajar.  Puede usted mirar un viajo que hice in Agosto 2009 in mi pais.  Despuès he hecho el Camino de Santiago (Camino del Norte) y ahora estoy haciendo la vuelta del España y estoy aprendando el español tambien.

 

Buen visita.

..MFrance

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faire l'école buissonnière..

C'est s'engager, un bon matin (comme à tous les matins) sur le chemin de l'école et décider soudainement de ne pas y aller.. de tout simplement changer de cap..  juste pour voir où la vie nous mène.

 

   ... bonne école buissonnière à tous!

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